
Je regrette que ce soit a titre posthume mais je me devait de rendre hommage a ma grand-mère…Et de tenir une certaine parole que je vais tacher de tenir dans la mesure du possible, femme célibataire a la vie difficile qui rêve+ d ‘exil. Mais voilà, après un deuil de plusieurs années ..Je n ‘arrive pas a vivre et a avancer sans honorer sa mémoire: elle voulait une galerie d’art.. j ‘ai hérité de quatre cartons de documents mélangés.j’en suis a trier le dernier je cherche des’screts’ de famille comme elle disait,et des textes inédits..
Alors voilà je vous présente ma grand-mère(puisque je n’ai eu la possibilité de le lire a son enterrement) qui seconda énormément ma mère dans mon éducation et dont la perte est encore douloureuse;nous étions confidentes et c’était le dernier membre de famille le plus aimant et compréhensif pour ma personne. voici un texte que j’ai composé a son décès:
Rrahh cette mamie dédette!
Ma foi ! C’est là une grande dame la qui s’est éteinte
De souvenirs lyriques, nos vies, mon enfance elle a empreinte…
Elle avait connu la misère et la guerre ,
Femme de poigne autoritaire, toujours humble et fiére,
Ah! Son terroir qu’est-ce qu’elle l’aimait!
Sous toutes ses coutures elle nous le dessinait.
D’abord connue pour son effrénée gourmandise,
On la redoutait pour manier la franchise.
théâtrale comico-dramatique en toute circonstances,
Originale et enjouée elle affronta la vie avec violence.
Ehh! La ‘tante cocotte'(*) elle fut parfois un brin coquine,
Sachant avec tact emprisonner la grivoiserie aussi dans ses chants et rimes,
Oh c’est sûr(soupir) tout le monde se rappellera le son de ta voix,
(Brr) Il lézardait les murs et grésille encore en moi.
Habile, maligne, elle jouait avec les nuances du français,
Jonglant avec les mots, les vies elle enjolivait.
De sa poésie, elle coloriait la vie avec passion,
Et badigeonnait de peinture ses tristes émotions.
Hé hé, j’aurais voulu connaître tous tes’screts’
Comme elle disait et tant de scandales elle enfermait!
Malgré les apparences, la bienséance, toi contre tous tu n’as cessé de me considérer et de m’aimer,
Même en cachette, et cela malgré mes rudes différence, Mes petits plats, mon innocente gaîté te donnaient réjouissance
Impossible de t’inventer et de te remplacer
Ton sourire éternel qui garnissait encore ton linceul, Je le porterai de même comme un éternel deuil
C’est fini oublie tes maux c’est le dernier tableau papy ta conduit dans sa plus belle voiture en femme distinguée pleine de lumière habillée
(* surnom donné à maria-desle, lors des rallyes de voitures anciennes qu’elle faisait avec son mari passionné de mécanique)