voici un hommage atypique ,de par ce site, à ma grand-mère qui m’a tant appris par ses adages notamment, je lui avais fait une promesse et je ne peux continuer a vivre sans la tenir avec mes moyens…du bord…
Je ponctuerait le site de ses textes de ses poésies (lyrique ,régionaliste ,allégorique et même parfois licencieuse )parfois lues par elle même, des collaborateurs a elle(Henri Colin et Nathalie B),et moi.(j’ai hérité de cassettes audio elle aimait la poésie lue et écrivit aussi chansons ) (parues et non parues ,parfois tirées de brouillons)pour vous emmener dans son univers et le rendre indélébile et aussi un peu de musique pour égayer tout cela et vous plonger dans un monde artistique qui fut le notre. notre mémoire..La mémoire indélébile a la Claude Monet.
‘ j’ai cueilli la pluie m’en suis fait un collier et j’ai pris du blé au creux de ma main et je l’ai semé au vent du matin j’ai cueilli l’eau vive et puis je l’ai bue elle avait le gout des bonheurs perdus’ Maria-Desle
J’ai choisi LA BOHEME comme musique d’introduction sur cette page.. enfin un remix special a bien écouter jusqu ‘a la fin
Cela dépeint a merveille t l’ambiance ou grandit ma grand-mère…Une famille plutôt pauvre avec des enfants un peu a l’abandon, se créant des liens familiaux et affectifs d’adoption .l’art de la débrouillardise avec le minimum ce qui rend l’artiste plus réel plus humain ,plus fort et persuasif ..Jusqu’à la fin elle est restée authentique, fidèle a sa mentalité..
( ET AUSSI(pour l anecdote): Figurez vous que Charles Aznavour vint en concert a Lure ou alentours…Il trouva tellement ravissante Thérèse ,une des sœur de ma grand-mère qu’il lui jeta un mot doux dans un mouchoir avec le numéro de sa chambre d hôtel; fiancée elle n y allât pas mais cette histoire resta dans les annales familiales toute sa vie et encore…)elle conserva toujours ce mouchoir…
Elle naquit le 1er avril 1928 Dans la petite ville de Lure, une cité franc-comtoise à la porte du pays des mille étangs, aujourd’hui une ville ‘dortoir discrète’…
Lure fut connue à l’époque pour avoir bien résisté à l’invasion nazie(sabotage de voie ferrée en 1944 et fils téléphoniques,détournement de lait et de comté redistribué aux habitants dans le besoin et résistants) . La ville a meme obtenu la croix de guerre avec palme d argent en raison du nombre imoportant dactes de resistance qui s y sont déroulés,entrainant evidemment des pertes humaines. Lieu assez métissé pour l’époque avec à cette génération et avant des immigrés espagnols italiens portugais et même africains.Il y eu a Lure a ce moment un besoin de main d oeuvre(usine de pièces mécaniques et autres élèments métalliques Fréchin ;il y eu des mines de charbons fermées en 1925,diverses carrières …Lure fut relié dès 1858 a Paris par la voie ferrée..) ce qui dynamisa la ville.
ci dessous ‘le gout de mon pays’poème dédicacés aux lurons sur la haute saone..
Et encore un pour la route,moins connu ,peut etre jamais publié,qui montre son attachement a son terroir et sa vision de la modernité…
Les parents de Maria-Desle, Mr et Mme PIGUET ouvrent une petite quincaillerie qui deviendra ensuite non loin de la mairie l’atelier de menuiserie de son frère’ loulou’ qui existe encore peut être après une longue période d abandon.( Son père est de la branche Piguet dont l ‘aïeul se maria avec la fille de Germaine Hoshedé-salerou :Simone Salerou épousa un Piguet plus que discret dans les archives)..Sa mère est originaire d ‘Auvergne .De leur maison impossible de dire quelquechose ,la maison de retraite de Lure a été construite dessus ,sauf qu’il devait y avoir un grand jardin.
De son enfance elle ne raconte pas grand-chose à part quelques poèmes épars qui décrivent subtilement des souvenirs et des émotions de façon détournée. C’était une petite fille débrouillarde ,parfois livrée a elle même a la langue bien pendue qui aimait aller au contact des gens .elle me racontait les privations ;les tickets de rationnement pendant la guerre .c’était une femme qui est restée toute sa vie économe, plein de petites astuces pour améliorer le quotidien.
Les choses se compliquent quand elle perd son père d’une pneumonie dans sa petite enfance. Elle lui dédicacera son poème préféré ‘le papa aux étoiles’.il jouait du violon d ‘ou sa passion aussi pour la musique. Elle ne rentrera jamais dans les détails mais elle nourrissait un dédain profond pour sa mère, elle fut plutôt élevée par intermittence avec ses deux frères et deux sœurs par sa tante célibataire »nènène’ ,un ange de femme, (sœur de sa mère justement) et elle mentionne une autre femme juliette alias ‘bob’ une grande tante qui aurait été dans la résistance..
La vie était dure, son frère prématuré avait par exemple comme berceau une boite a chaussure garnie sur un coin de cheminée.
Elle relate son enfance pauvre dans des textes non parut et parut. Comme ci dessous avec sa propre voix…Eh oui, a l’époque on péchait et mangeait les grenouilles .Et on se dessinait les résilles sur les jambes …
C’est a la mort de son père qu’elle la chance d’aller en vacances dans le jardin de Giverny grâce à’ ‘tante SISSI’. d habitude les ‘cousins ‘passaient des vacances ailleurs .Cette dame de son vrai nom Simone Salerou, était la fille de Germaine Hoschedé-Salerou et la mère de ses cousins hubert et philippe présents sur la toile.Les enfants qui ‘naviguaient par Giverny l appellaient maman sissi
Philippe Piguet ,célèbre critique d’art parisien auteur de « monet et venise », »paysages de l’impressionisme », »guide des lieux de l ‘art contemporain en France. »Et de bien d’autres ouvrages sur Monet et autres et même un dvd.
Son frère ,Hubert est plus discret ,lui je l’ai rencontré plusieurs fois.il me semblait qu’il exerça comme chef de service de cardiologie mais il est surtout mentionné comme un brillant chercheur en biologie médicale, notamment correspondant honoraire de l académie nationale de médecine vers 1999;ou il a œuvré depuis 1980;auteur de multiples ouvrages et articles médicinaux, maitre de conférence a Rouen.. Comme son grand-père Albert Salerou ;lépidoptériste(livre:’albert salerou,mon grand père’quil publie en 2019), Hubert se passionne pour l ‘hématologie et l ‘entomologie, sa spécialité:l ‘étude des coléoptères. J’avais en ma possession deux de ses livres,celui en photo et un autre plus petit que j’ai offert a une petite fille que j’ai presque co-élevé et a qui j’ai refilé le virus de la peinture.Ca devait etre des éditions limitées…
Elle y retrouva donc là son cousin Hubert PIGUET bel arrière petit-fils de Claude Monet, pour qui elle éprouvait une immense sympathie, une relation amicale plus qu’exclusive depuis qu’ils avaient passé quelques vacances communes.
Ma mère me confie avoir vu ‘sissi’ pour l avant dernière fois a la communion solennelle de deux de ses frères et sœur ainés, puis la dernière fois a ‘terre neuve’ ou se trouvait la maison de vacances champêtre en pleine foret(vosges/ hautes- saonoises) de marie-adèle et son époux Jean Choffel, la pauvre dame souffrait de sclérose en plaque.
Le jardin était aussi un terrain de jeu dédié à cette jeunesse…Amours, jeux,corvées..L’apprentissage de la vie dans l esprit immortel espérons de Claude Monet.Ci dessous,un récit authentique de Maria-Desle jeune adolescente..
Indubitablement c’est de cette expérience et de son amour du terroir qu’ est né son amour des fleurs et du jardinage ,de la peinture et de la poésie. Cependant, elle restera humble de tout cela toute sa vie, ne sachant pas vraiment vendre son art .
Elle devient ensuite une ravissante jeune femme avec de très longs cheveux noirs,naturelle, on disait d’elle et ses sœurs que c’était les plus belles filles du coin.
C’est ainsi qu’au volant de sa bicyclette elle rencontra Jean choffel en passant devant la maison de celui-ci régulièrement (non loin l’Hôtel De La Pomme d’Or tenue par Jean-Louis choffel leur fils.vivant de l art actuellement aussi )
Elle passa donc toute cette période de jeunes mariés et de jeune mère ( 4 enfants en naquirent de cette union ) à suppléer son mari dans l’entreprise qu’il avait créé de laiterie et de fromagerie, ils eurent ensuite une boutique où elle était vendeuse en ville. Faut-il ajouter qu’il partirent de rien et même de moins que rien mais que grâce à la rigueur de son mari surtout d’un point de vue de l’hygiène et des heures de travail qu’il ne comptaient pas et ensuite l’entreprise prospéra jusqu’à être racheté par le groupe schmittlin. Durant toute cette période elle se consacra à ses enfants et à son travail elle était assez effacée devant son mari autoritaire ..Une vraie femme comme on n ‘en fait plus et de surcroit pleine d ‘esprit avec un brin de fantaisie.
Ce n ‘est que vers 1980,contrainte au repos qu ‘elle commencea a écrire des textes poétiques..Elle qui n’avait que le BEPC (elle n’allat jamais au lycée il me semble; sa matière préférée c ‘était le sport ,fan des jeux olympiques ) et donc aucune formation littéraire..Eh bien dès 1982 elle fut primée donc elle continua…
Sa ‘carrière’ débuta tard vers l âge de 50 ans. Additionné a ceci son manque d amour familial fit qu’ elle ne sut jamais réellement vendre son art.
Jamais elle n utilisa pour cela vraiment son lien de parenté avec Monet voulant etre reconnue pour son propre talent
elle ne pouvait se déplacer vraiment et devait ne pas avoir totalement confiance en elle elle était humble et tenait a rester une femme simple et économe du terroir franc comtois .
Elle se contenta de vendre ses tableaux de bouche a oreille, et pour cela elle était plutot douée ,figure devenue incontestable des artistes de franche comté .
‘La souffrance m’a tant appris, et je sait a présent qu ‘il n’est point de bonheur que de faire celui des autres’ Maria-Desle
Et voilà pourquoi:
Je n ‘ai pas le souvenir que mes grands -parents m’aient un jour acheté un jouet .
Dailleurs si jy repense le luxe pour Maria, cétait la simplicité et la nature.. aussi,selont ses propres mots:(sous ses airs virulents,elle avait un bon coeur)
Je n’avais droit qu’a des crayons chez eux, la nature environnante ,des vieilleries de brocante et de récupération ,effets d’adultes, mais aussi l ‘apprentissage des taches ménagères; ils accordaient une grande importance au travail tel qu il soit. Depuis ma tendre enfance, ma grand-mère faisait devenir les corvées un jeux ou je m ‘imaginais parfois cendrillon.Elle me réveillait a huit heures avec une clochette en hurlant mon prénom…. Le jeu ,de même, elle n’avait pas dut beaucoup le connaitre si ce n’est qu’à travers une imagination débordante pour surmonter les problèmes de la vie.
Personnellement, Elle ne m’a jamais poussé plus que cela a écrire ou dessiner , si ce n ‘est en m’encourageant quand je le faisait et en me conseillant..c’était une passion contagieuse, par contre ,elle était a cheval sur l orthographe .
Par contre ,a propos de ma soeur ainée sur une cassette j’ai trouvé ceci
Ses courtes études ne l’ont pas empêché d’aimer Molière ,Pagnol et alphonse Daudet .Je l’ai connu regarder ‘question pour un champion ‘tout les soirs puis d ‘autres émissions littéraires et culturelles quand sa vision l ’empêcha de lire , elle continuait ainsi de se cultiver ;sinon ,elle aimait beaucoup le sport ,ne manquait aucun jeu olympique a la Tv et regardait majoritairement Arte .
A la fin de sa vie ,j’était la seule a bien daigner dormir chez elle…J’acceptait ses points de vues virulents et lui répondait du mien calmement; il y avait un dialogue …
Femme fière elle me laissait l ‘habiller(j entend encore ses petits ‘aille’ ‘ouille’ mais jamais n’eu permis que je la lave; par contre je lui manucurait ses jolis doigts agiles et en réelle campagnarde et femme au foyer elle n’arrivait jamais a attendre que le vernis sèche ;elle avait quelque chose d’enfantin et elle faisait de la vie une pièce de théâtre tant elle était bavarde et expressive. Les gens supportaient mal sa voix qui portait .pour peu dire LOL. Nous deux on s’était pardonnées et cultivions un amour familial .J’ irais jusqu’à dire que ses critiques nombreuses étaient constructives.Quant a moi je lui apprennais de nouveaux mots comme une fois le terme ‘carotter’ puis je lui donnais sur des sujets le point de vue de ma génération calmement argumenté et là elle se taisait pensive….